Entreprenariat, la récession une opportunité ?
Qui dit récession dit baisse d’activité. Cela provoque des licenciements et une hausse du chômage. Mais n’est-ce pas aussi le meilleur moment pour démarrer une entreprise ?
Pendant cette période, les consommateurs ont changé certaines de leurs habitudes. Même si je pense que la disette a été de trop courte durée vu la gravité des problèmes, pendant de longs mois la manière de vivre de beaucoup de ménages a changé.
Quelques exemples de changements de comportements :
Pas très encouragent tout cela, alors on se lance ou pas ?
Réponse de Normand, peut être mais peut être pas, il faut être attentif à plusieurs choses :
1-. Le type de business
Votre idée de business bénéficie-t-elle de la crise et du changement des habitudes pour prospérer ou au contraire dépend-elle d’une future reprise ?
Exemple d’activité qui bénéficie de la crise, les parcs d’attractions :
« Les gens partent moins en vacances et en profitent pour redécouvrir leur pays et les attractions plus proches. » source
C’est donc essentiel d’essayer de prévoir les modifications de comportements pour en tirer parti. Mais, il faut aussi savoir si ces modifications vont devenir des habitudes ou si ce n’est que passager et pour cela, il faut ….
2-. prévoir la fin de la récession
C’est évidemment difficile à faire. Et il ne faut pas compter sur les organismes officiels pour nous donner des statistiques utiles. Petit florilège d’erreurs :
« Le gouvernement allemand a abaissé mercredi comme prévu son estimation de croissance du Produit intérieur brut pour cette année à 1,7%, contre une précédente prévision de 2%. La chancelière Angela Merkel avait déjà divulgué ce chiffre mardi soir lors d’un entretien à la radio »
« Le Fonds monétaire international (FMI) a revu ce vendredi ses prévisions de croissance pour la Belgique. Pour 2008, la croissance serait de 1,4 %, alors que le FMI avait prévu 1,9 % en octobre. »
« Croissance : le FMI tire la sonnette d’alarme
Le Fonds monétaire international publiera le 9 avril des prévisions si pessimistes pour l’économie mondiale qu’elles laissent perplexes de nombreux économistes. La croissance américaine ne dépasserait pas 0,5 % cette année et 0,6 % l’an prochain. Résultat, le FMI ramène à 3,7 % sa prévision pour l’économie mondiale et n’exclut plus une récession globale. »
- Le Bureau du Plan pessimiste pour 2009 (12/09/2008 09:38)
« Tous les indicateurs économiques sont au rouge dans le nouveau rapport du Bureau du Plan, qui sera présenté vendredi au gouvernement, écrit la presse vendredi. Le Bureau du Plan prédit que la croissance économique atteindra 1,6 pc cette année et 1,2 pc l’an prochain. »
- La meilleure du boss de la DB, la veille de la faillite de Lehman :
« L’allemagne révise sa croissance 2009 de 1.2 % à 0.2 % soit une diminution de 80 % »
« Elle tablait alors encore sur une croissance de 0,1 % en 2009 puis de 0,9 % en 2010 dans la zone euro.«
« le pays devrait enregistrer, en 2009, une croissance négative de 1,7 % »
« La crise s’est tellement aggravée que la Banque nationale de Belgique table désormais sur un recul du PIB belge de 1,9 % »
« La BNB table désormais sur une contraction du produit intérieur brut de 3,5 % cette année, contre une prévision de -1,9 % faite en février. »
Comment faire face à ces erreurs répétées ? Ce n’est pas facile mais je vais vous donner quelques sources que j’apprécie.
Tout d’abord, selon moi cette crise était prévisible. J’ai une présentation sur ses causes à l’ISE en octobre 2008. La voici :
Pour me forger une opinion, il a été important pour moi de lire et d’écouter autre chose que les médias traditionnels. Voici les meilleures sources francophones que je connaisse :
- La déflation arrive !
- Les analyses de Roque sur Pro-at.com
- Les analyses de Dupilon sur Daily-bourse.fr
Si vous les lisez un peu, principalement Roque, vous verrez qu’il est moins optimiste que le vent qui souffle dans la presse qui nous annonce tous le sjours la fin de la crise pour fin 2009 !!
C’est essentiel de savoir quand la crise peut arriver à son terme pour plusieurs aspects.
3-. Raisons pour se lancer
- 1ère raison
Hier, j’ai appris qu’une connaissance qui avait sa boîte de consultance a arrêté cette activité il y a quelques mois pour devenir employé. Pourquoi ? le mythe de la sécurité de l’emploi.
Il faut se mettre en tête que faire carrière dans une entreprise, c’est du passé. La crise actuelle provoque d’ailleurs des licenciement en masse. Bien sur nos pays (Belgique et France) subissent moins le phénomène parce que la législation sur le travail est plus rigide mais la tendance est à l’assouplissement et même si il est moindre, nous avons quand même du subir des licenciements qui traduisent une hausse importante du chômage.
Donc, il me semble que le risque est peut être plus grand en phase de démarrage mais que par après vous bénéficiez d’une plus grande stabilité.
- 2ème raison
certains exemples ci-dessus montre qu’en période de récession les consommateurs sont plus attentifs au prix. Cela signifie, par conséquent, qu’ils peuvent être moins fidèle aux grandes marques. Ceux qui parviennent à être présent sur des besoins de base avec des prix compétitifs peuvent en tirer profit.
- 3ème raison
Qui dit chômage élevé, dit main d’oeuvre de qualité plus facile à recruter et salaires moins élevés à payer.
- 4ème raison
si votre but est de trouver un autre emploi. En période de non activité, le fait de créer une TPME peut vous amener certains avantages : d’une part, les rencontres que vous ferez peuvent vous ouvrir des opportunités d’emploi et d’autre part, cela vous évite d’avoir des périodes blanches dans votre CV
4-. Éléments auxquels il faut être attentif
En période de récession, l’accès au crédit est moins facile. Vous devrez donc vous financer sur fonds propres. Cela peut impliquer des prises de participation étrangère dans votre capital (ce qui est parfois, souvent?) un avantage.
Même si vous avez essayé d’être réaliste dans vos prévisions quant à la reprise, prévoyez un coussin financier qui vous permettra de faire face à un délai plus long.
Faites attention au crédit client et au portefeuille client. Il faut éviter d’avoir un ou deux clients qui représentent une trop grande part de votre CA. Avant d’accorder trop de crédits soyez attentif à la situation financière de vos clients.
Soyez attentif au ROI de vos actions de communication. Il faut éviter par exemple d’afficher des bannières que vous devez payer par vue alors que l’affiliation vous permet de ne payer que lorsque vous réalisez du CA
En début d’activité, en général, on dispose parfois de temps. Utilisez celui-ci pour être actif sur les sites communautaires. Veillez bien sur à en faire le bon usage (ex Twitter).
Bonne chance à ceux qui entreprennent en 2009












croissance négative en 2010 maintenant. Pourquoi font-ils des prévisions si c’est pour se planter TOUT le temps