Save Taro, les réseaux sociaux au service des causes
Lu sur presse citron, un billet sur un Japonais sur le point de décéder à moins d’obtenir une greffe. Le coût de celle-ci étant de 660.000$ !!
Ce billet a pour vocation de relayer l’info mais aussi d’y apporter ma réflexion. Ce n’est pas évident d’exprimer un avis lors qu’une existence est en jeu. D’avance, je présente mes excuses si je venais à blesser ou choquer un lecteur.
Voici le blog dédié à l’opération lancée par ses proches : http://www.savetaro.com/fr/
1-. Hoax ou pas ?
Il ne me semble pas que ce soit un hoax, je vais donc développer mes idées sur la bonne foi des personnes qui ont fait cette opération pour sauver leur proche.
2-. La démarche
La devise (malmenée ?) de la Belgique « L’Unon fait la force » est à mon sens bien représentative de ce à quoi on peut arriver grâce aux réseaux sociaux. Le contact entre personnes distantes de milliers de km n’a jamais été aussi facile qu’aujourd’hui. Faire passer un message de façon virale peut aboutir à de grands succès.
La famille de Taro étant devant une situation face à laquelle elle est impuissante seule, a eu la bonne idée de faire cette démarche.
Je suis d’ailleurs convaincu que grâce aux médias sociaux, ce genre de procédure vont se développer et que nous allons être de plus en plus souvent sollicités.
Les proches ont donc utiliser la plupart des outils disponibles : Twitter, Facebook, sollicitation de Blogeurs, …
3-. Succès partiel
Notons que l’opération a déjà rencontré un certain succès puisque plus de 120.000] ont été récoltés en 1 semaines. Taro a d’ailleurs remercié les donateurs via une vidéo sur Youtube.
4-. Le principe de l’assurance
Les assurances reposent sur deux principes, la prévoyance et la solidarité.
La prévoyance : pour tout risque auquel vous ne pouvez pas faire face si sa survenance se réalisait, il est conseillé de s’assurer.
La solidarité : pour réparer les dommages subit suite à la survenance du risque, les primes de l’ensemble des assurés sont utilisées.
Avant tout, je voudrais donc vous sensibiliser à l’importance de s’assurer dans la mesure du possible contre ce genre de risques.
Pendant mon activité dans les assurances, à de maintes reprises, j’ai conseillé une assurance hospitalisation DKV à des personnes. La santé est vraiment le problème majeur auquel peut être confronté un individu ou une famille. Les coûts engendrés par une maladie ou un accident peuvent être immense. Alors petit conseil, assurez-vous ainsi que vos proches pour ne pas ajouté des questions financières en sus des questions de santé.
Faites également attention aux produits qui vous sont proposés. Si des primes sont si diverses, c’est que les couvertures ne sont pas les mêmes. Le but est d’être couvert en cas de vrai coup dur. En Belgique la compagnie qui avait la meilleure réputation est DKV, c’est je pense une des meilleures (no pub inside).
5-. Le prix d’une vie
C’est très poignant de voir les images de Taro. Le fait de voir la personne dont la vie est en danger matérialise la souffrance et la mort. On passe de l’abstrait au concret. L’envie de participer à la sauvegarde d’une vie est forte.
Aucune vie humaine ne devrait avoir de prix mais dans les faits nous y sommes confrontés.
Je pose des questions auxquelles chacun apportera sa réponse (il n’y en a ni de bonnes, ni de mauvaises) en fonction de ses valeurs :
- avec 660.000$, ne sauverait-on pas plus d’une personne à Haïti ?
- est-il moral que seuls ceux qui ont accès aux médias sociaux puissent « bénéficier d’appels aux dons » ?
- le foie qu’obtiendrait Taro en cas de succès ne va-t-il pas repousser la greffe d’une autre personne ?
6-. Nos valeurs
Les valeurs de chacun ne sont pas négociables et en aucun cas il n’y a lieu de les critiquer (pour autant que ces valeurs soient compatibles avec le respect de l’autre).
7-. Pensez à aider les autres
Dans la mesure du possible, aidez les autres. Ne faites pas cela pour en obtenir quelque chose en retour. Si cela arrive, tant mieux mais c’est tellement gratifiant d’avoir pu par une action ou un don améliorer l’existence de quelqu’un.
Souvent, on trouve des prétextes pour ne rien faire :
dans les poches de qui cela va-t-il aller ?, cela ne sert à rien, je n’ai pas le temps, d’autres le méritent plus,…. Ce faisant, on ne fait jamais rien.
La lecture de l’histoire de Taro est peut être une occasion pour vous de faire un don ou une BA, je vous encourage donc à faire une action parmi cette liste non exhaustive :
- faire un don pour Taro
- faire un don pour Haïti (même si vous en avez déjà fait un)
- faire un don pour la lutte contre le cancer
Si vous ne souhaitez pas faire un don en espèces :
- acceptez de vous inscrire sur les listes de dons d’organes (selon vos croyances et vos valeurs)
8-. A titre perso
La congruence étant un de mes principes, depuis deux semaines, je consacre du temps à une famille pour les aider.
Si vous pouviez participer en rejoignant cette page fan, cela ne coute qu’un clic
Et suite à ce billet, je vais donner 30€ pour Haïti et 3€ pour Taro.












Bonjour et un grand merci pour votre coup de pouce en relayant notre campagne Save Taro.
Quelques commentaires aux points, très justes, que vous soulevez.
1. « hoax ou pas? »
C’est notre problème principal. Comment le prouver? D’où la seule démarche possible: via un réseau social ala Facebook ce sont nos amis qui nous connaissent, qui relayent l’info à leurs amis etc. C’est une chaîne de confiance mutuelle.
2. « Assurance »
Votre conseil est bon, mais je tiens à souligner que dans notre cas ce n’est pas une question d’assurance. Comme tout le monde, Taro est assuré dans son Pays (base + complémentaire). Comme tout le monde, son Pays ne couvre pas une opération à l’étranger si elle peut être faite localement. Le problème est tout simplement que le système Japonais de don d’organes ne fournit pas assez d’organes rapidement. 98% des malades décèdent en liste d’attente.
3. « avec 660.000$, ne sauverait-on pas plus d’une personne à Haïti ? »
Possible. Pour nous, et pour notre réseau, Taro a la priorité en ce moment. Hier, nous avons toujours soutenu les autres causes. Demain, nous continuerons de soutenir d’autres personnes. A chacun de décider pour soi.
4. « Est-il moral que seuls ceux qui ont accès aux médias sociaux puissent « bénéficier d’appels aux dons » ? »
Justement, je pense que tout le monde peut le faire aujourd’hui via les médias sociaux, au contraire des médias traditionnels qui sont beaucoup plus difficiles à atteindre. C’est un énorme pas en avant.
5. « Le foie qu’obtiendrait Taro en cas de succès ne va-t-il pas repousser la greffe d’une autre personne ? »
C’est toujours le cas, dans toute greffe. Le système de priorité (à qui va un foie, un coeur…) est défini de façon très stricte dans chaque pays, par des comités éthiques et juridiques spécialisés. Ce n’est pas à nous de décider les priorités.
6. Je suis devenu fan de la famille que vous soutenez. Un geste encore plus simple.
A votre disposition pour toute autre idée pour sauver Taro.
Daniele Beccari
(contact sur http://www.savetaro.com)